La daurade royale

La daurade royale

Sparus aurata, Linnaeus

Animalia (Règne)
Chordata (Phylum)
Teleostei (Classe)
Eupercaria incertae sedis (Ordre)
Sparidae (Famille)
Sparus (Genre)
Sparus aurata (Espèce)
Clé d’identification : Poisson gris argenté de 20 à 80 cm* de long. Grande Tâche sombre et allongée sur le haut de l’opercule. Front bombé. Bandeau frontal doré bordé de noir entre les deux yeux.
Distribution géographique : Méditerranée, mer Noire, Atlantique Est

Biotope : La daurade vit en mer et en lagune. Elle vit seule ou en banc.

Régime alimentaire : Elle est essentiellement carnivore. Elle se nourrit de coquillages, de crustacés, d’oursins et accessoirement de poissons.

Reproduction : C’est un poisson protandre, d’abord mâle, elle atteint sa maturité sexuelle entre 1 et 2 ans puis devient femelle vers 3 ans. La fécondation est externe. Certains individus peuvent avoir une durée de vie de 26 ans mais la plupart des spécimens pêchés ont moins de 12 ans.

Conservation : Selon le texte de l’Union Européenne en date du 21/12/2006, la capture de la daurade de moins de 20 cm est interdite quelque soit la technique utilisée.

Pêche : Elle fait l’objet d’une pêche artisanale ou sportive. A Sète, les pêcheurs se retrouvent chaque année sur la pointe courte : une tradition !

Aquaculture : L’aquaculture de daurade se développe dans divers Pays en Méditerranée (France, Espagne, Italie, Grèce, Turquie, Israël, Egypte, Tunisie, Algérie Maroc, Portugal…).*Ifremer, Darnaude com. pers.

En France, les daurades peuvent être élevées en mer (baie de Tamaris) ou produites dans des fermes à terre (Balaruc, Frontignan, Île d’Oléron… ), dédiées à l’écloserie ou au pré-grossissement.

Recherches au sein de MARBEC

Les post-larves de daurades, nées en mer Méditerranée, entrent dans les lagunes dès leur plus jeune âge (60 et 90 jours). Les daurades résident dans les lagunes d’Avril à Octobre et y retournent d’une année sur l’autre.

Plus de 80% des daurades adultes pêchées dans le Golfe du Lion ont passé leur première année de vie en lagune: ces habitats côtiers sont donc les principales zones de nurserie de l’espèce.

Grâce à leur mâchoire puissante constituée de plusieurs rangées de dents, les daurades sont des prédateurs d’huîtres et de moules, au grand dam des conchyliculteurs, les obligeant à protéger leur cheptel à l’aide de filets.

De manière opportuniste, les daurades se nourrissent également de méduses à différents stades de vie, contrôlant ainsi leur dynamique de populations.

Les daurades sont-elles impactées par le réchauffement climatique ?

L’augmentation de la température de l’eau et la diminution des concentrations en oxygène ( < 30%) ont un impact sur le rythme cardiaque et la respiration des daurades.

Néanmoins, au contraire de nombreux organismes (mollusques, échinodermes, polychètes), les daurades ont la capacité de fuir en mer au moment des canicules et des épisodes d’anoxie observés en lagune.

Avec le réchauffement climatique, les daurades migrent vers le nord, avec des abondances croissantes observées en Bretagne, en Manche (en Normandie voire jusqu’au Danemark et en Suède).
Observatoire

Grâce au réseau de télémétrie acoustique mis en place dans le cadre de Connect-Med et de FISHOWF, tu peux découvrir où se cachent les daurades dans le Golfe du Lion !
Si le sujet te passionne

Nous te conseillons de visionner « A l’écoute des daurades en Méditerranée » et « La daurade royale face au changement climatique ».

Pour plus de renseignements, contactez nos experts MARBEC : Jerome.bourjea@ifremer.fr; david.mckenzie@cnrs.fr; audrey.darnaude@cnrs.fr
Auteurs :
Quentin Chaudat (Des Ricochets sur les pavés)
et Marion Richard (Ifremer/MARBEC)
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