Distribution géographique : Espèce endémique de Méditerranée
Alimentation : La grande nacre filtre l’eau pour s’alimenter. L’espèce se nourrit d’une combinaison de détritus et de plancton végétal (phytoplancton) et animal (zooplancton)
Reproduction : Nobilis est un animal à hermaphrodisme successif à maturation asynchrone.
Les gamètes mâles (spermatozoïdes) et femelles (ovocytes) sont émis dans l’eau entre Juin et Août. Après la fécondation, les œufs se transforment en larves trochophores, puis en larves véligères pélagiques. A la fin de la phase larvaire, la larve subit une métamorphose puis s’ancre dans le sol pour continuer sa croissance jusqu’à la phase adulte.
Conservation :
Pinna nobilis est inscrite au registre de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) comme étant en Danger Critique d’Extinction (CR). Elle est sur la liste des invertébrés dont « la destruction, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation ou qu’ils soient vivants ou morts, le transport, le colportage, la mise en vente, la vente ou l’achat » sont interdits (arrêté du 26 novembre 1992)
La lagune de Thau : un véritable refuge pour l’espèce
Depuis plusieurs années, la grande nacre a trouvé refuge dans la lagune de Thau au contraire des zones côtières de Méditerranée, où elle a été disséminée par le parasite Happlosporidium pinae à partir de 2016 sur les côtes espagnoles. Un événement inhabituel de mortalité massive s’est rapidement propagé vers le nord et l’est, atteignant la France, l’Italie, le Maroc, la Tunisie, Malte, la Grèce, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, Chypre et la Turquie en 3 ans.
Une première détection d’infection de Pinna nobilis par H. pinnae a été observée en 2020 au niveau de la lagune de Thau, sur les sites de Lafarge et du Barrou au contraire des sites de Mèze Plagette. La survie des ces populations est fondamentale pour la préservation de l’espèce.
Des plongeurs bénévoles se mobilisent pour cartographier les populations de grande nacre de l’étang de thau
Sur l’ensemble de la campagne de recensement Hippo-Thau porté par le CPIE Bassin de Thau et l’association Peau Bleue, plus de 12 000 nacres ont été observées, vivantes à 92,5 %.
Entre 2018 et 2019, la population de grande nacre a été estimée à 61976 ± 44066 individus avec des densités maximales observées au niveau du lido.
Une initiative portée par le SMBT vise à organiser la collecte et la conservation de jeunes « recrues » de Thau, à des fins scientifiques ou de protection de l’espèce.
Menée avec des conchyliculteurs volontaires, cette démarche permet de récupérer des juvéniles de grande nacre s’étant fixés naturellement dans le matériel d’élevage d’huîtres de type « Pearl nets » et « lanternes »
Les jeunes grandes nacres sont ensuite :
L’objectif du projet RECRUE est clair : mieux comprendre, préserver et accompagner la protection de cette espèce emblématique, dans un cadre strictement réglementé.
Le projet « RECRUE », porté par Camille Pfleger, est soutenu financièrement par France Nature Environnement Occitanie Méditerranée, grâce aux dons collectés dans le cadre de l’opération « Les Super Pouvoirs de l’Océan » diffusée sur France 3.
Tu voudrais aller plus loin ?
Nous te conseillons de regarder « GRANDE NACRE – Le Dernier Refuge »
Robert Bunet (directeur scientifique à l’institut océanographique Paul Ricard), Nardo Vicente (Professeur émérite à l’Université Aix Marseille), Matthieu Foulquié (Ingénieur à l’institut océanographique Paul Ricard) vont tout t’expliquer sur cet animal étonnant.
Les prochains épisodes seront diffusés par FNE Occitanie Méditerranée – Vivre dans un monde vivable
Pour plus d’informations, contactez Camille Pfleger, chargée de mission Natura 2000 et Biodiversité au SMBT (c.pfleger@smbt.fr)
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