Distribution géographique : Cosmopolite. Manche et mer du Nord, Méditerranée, Indo-Pacifique
Biotope : Les individus juvéniles (éphyrules) et adultes sont pélagiques. Ils vivent en pleine eau tandis que leurs polypes sont fixés sur des substrats durs (ponton, coquilles etc..)
Reproduction : Il existe des mâles (à gonade jaune/blanche) et de femelles (à gonade rose/violacée). Les mâles libèrent leurs spermatozoïdes dans l’eau. La rencontre des spermatozoïdes et des ovules s’effectue dans les gonades de la femelle et les œufs rejoignent des poches incubatrices situées sur les bras buccaux.
L’incubation, de quelques jours, conduit à la libération de larves planula planctoniques qui seront libérées dans la colonne d’eau où elles vivront quelques jours avant de se fixer sur un substrat et de se métamorphoser en polype -ou scyphistome- blanc conique portant un anneau de longs tentacules entourant la bouche. Ces scyphistomes vont se diviser pour former une série de minuscules éphyrules plates qui seront finalement libérées dans la colonne d’eau. On parle de strobilation.
Recherches au sein de MARBEC
Coerulea se nourrit de plancton végétal (phyto) et animal (zoo) et de matière organique. L’abondance du microzooplancton est essentielle pour la reproduction asexuée des scyphistomes par bourgeonnement, modulant l’intensité de la prolifération annuelle sur la lagune de Thau.
Alors que les méduses sont présentes de mars à juillet dans la colonne d’eau, période durant laquelle elles se reproduisent sexuellement avant de mourir, les scyphistomes sont présents sur le substrat toute l’année. La couverture des colonies de scyphistomes des A. coerulea atteint son maximum au printemps et est minimale en été et à l’automne.
Contrairement aux idées reçues, les méduses sont consommées par la plupart des poissons rencontrés dans la lagune de Thau. Leur ADN est retrouvé par exemple dans le tube digestif de daurades et d’anguilles.
Quels impacts a le réchauffement climatique sur les méduses de la lagune de Thau?
L’abondance des populations de méduses A. coerulea varie fortement selon les années dans la lagune de Thau. Pour cette espèce, le réchauffement de l’eau réduit l’ampleur des proliférations et diminue le taux de croissance.
Faut il avoir peur des méduses ?
Le midi libre en parle: «Au contraire de Rhistoma pulmo, les aurélies sont assez peu urticantes. Tout au plus peuvent-elles générer des réactions cutanées chez certains baigneurs particulièrement sensibles. »
Les méduses source d’inspiration :
Miki Nakamura est une artiste unique au monde. Cette japonaise réalise des sculptures en forme de méduses, à partir de fibre de mûrier, traditionnellement utilisée pour fabriquer le papier en Asie.
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